Querelles et chicanes dans un couple qui « communique »…Avant et après !


Le début qui démarre mal :

  •  Je suis en colère! Je te trouve d’une insouciance renversante! Et en plus irresponsable. Ce soir, je suis dans une rage. Si je ne me retenais pas, je te battrais.
  • Je sais pourquoi. Tu trouves que je ne t’ai pas suffisamment aidée depuis que nous sommes rentrés. N’est-ce pas?
  • Oui, c’est ça! Oh, la vie est belle pour toi. Tu pars le matin (oui, je sais que tu fais de grosses journées) mais tu as le temps d’aller à la  gym trois fois par semaine. Le soir, tu coupes quelques légumes et tu as toute ta soirée à faire ce que tu veux, à ta guise. Alors que moi je n’arrête pas. Tu ne t’occupes du bébé que lorsque je te le demande. C’est moi qui fait tout ici. Ce soir ça a vraiment été le comble! J’étais débordée. Le bébé est malade. Je courrais entre lui et le repas, le téléphone.
  • Qu’attendais-tu de moi?
  • Que tu t’occupes du bébé ou que tu répondes au téléphone… Je ne sais pas, moi. J’en avais plein les mains, ne le voyais-tu pas? Le bébé qui s’impatientait, le téléphone qui n’arrêtait pas de sonner, la sauce qui brûlait…
  • J’ai bien vu que tu courais, comme d’habitude. Ce n’est quand même pas nouveau. Tu n’es pas capable de t’arrêter. Pourquoi as-tu répondu au téléphone? Nous en avons déjà discuté. Nous étions d’accord pour ne pas répondre à l’heure des repas, à moins qu’il s’agisse d’une urgence. Nous avons un répondeur bon dieu! Tu veux répondre, alors réponds.
  • Ça ne règle pas le problème. J’étais de toute façon débordée!
  • Je t’ai dit, en rentrant, de ne pas te lancer dans un souper gastronomique. Tu as répondu que cela te tentait et que de toute façon ça n’allait pas être long. Tu veux faire à ta tête et quand ça tourne mal tu t’en remets à moi. Je ne suis pas d’accord pour jouer ce rôle, faire cette suppléance. Tu n’as jamais remarqué qu’il faut toujours que cela se passe « à ta manière ». Si c’est cela, arrange-toi. J’ai fini d’être ton dépanneur.
  • Et le bébé alors? On l’a fait tous les deux, non? Tu étais bien d’accord. Mais c’est toujours moi qui l’ai sur les bras.
  • Là ma fille tu t’engages sur un sujet glissant. Si tu veux ma réponse, la voici: j’ai fini par le laisser dans tes bras à force que tu le retires des miens.
  • Quoi? Que dis-tu?
  • (Le ton en crescendo) Ne fais pas l’innocente Maryse! Tu sais très bien que ce que je fais avec Antoine n’est jamais correct à tes yeux. « Ne le tiens pas comme ça. Tu le serres trop! Tu ne vois pas qu’il a le soleil dans les yeux? Qu’est-ce que tu lui fais pour qu’il pleure? Avec moi, il ne pleure pas. » Par-dessus le marché, quand il pleure tu me l’arraches des bras. T’es inconsciente ou quoi!
  • Je ne fais pas ça!
  • (Très fort.) Quoi? Va-t-il falloir que je fasse une  vidéo pour que tu comprennes? C’est comme ça depuis le début bon dieu! Sur quel ton va-t-il falloir que je le dise? Je ne suis tout de même pas pour m’agripper au bébé quand tu viens le prendre. Et puis, je te l’ai dit mille fois, de toutes sortes de façons. C’est simple, tu ne veux pas comprendre. Tu as décidé que c’est TON bébé. Eh bien garde-le!Lourd silence.Elle essaie de se rapprocher. Il la repousse brusquement
  • Pas de manipulation, je t’en prie. Tu n’as que ce que tu mérites. De toute façon, je pense que c’est la seule manière de te faire comprendre. Tu es fermée comme une huître sur ce sujet. Je suis bien malheureux de cela Maryse. Mais je n’arrive pas à te faire comprendre que tu es possessive et que tu cherches à tout contrôler. Tu m’éloignes de cet enfant! C’est réellement insupportable pour moi tu sais.

Il me semble que c’est la première fois que j’entends vraiment ce que tu me dis, Marc. Je trouve que ce que tu dis-la est épouvantable, monstrueux. Mais je pense que tu as raison.

Par Michelle Larivey  

(Ressources en Développement
Les Psychologues Humanistes)

La suite mais vous pouvez inverser Elle et Lui, ou Lui et Elle !

La femme~ Si je venais à mourir, tu te remarierais ?

L'homme~ Bien sûr que non !

La femme~ Non ? Pourquoi? Tu n’apprécies pas d’être marié ?

L'homme~ Bien sûr que j’apprécie !

La femme~ Alors, pourquoi ne te remarierais-tu pas?

L'homme~ Bon, d’accord, je me remarierais si cela peut te faire plaisir !..

La femme~ (l’air triste) Tu te remarierais ?

L'homme~ Ben oui ?…

La femme~ Et tu dormirais avec elle dans notre lit ?

L'homme~ Où voudrais-tu que l’on dorme ?

La femme~ Tu remplacerais mes photos par les siennes ?

L'homme~ Heu…oui, bien sûr…

La femme~ Et elle se servirait de ma voiture ?

L'homme~ Non, elle ne sait pas conduire…

La femme~ (silence)

 

Accueil Articles
© Copyright 2014 Publié par Jean-Michel Imperatrice Psychanalyste et psychopraticien
www.jmimperatrice.fr, tous droits reservés. Reproduction interdite sans accord préalable.