Mon approche résumée de la Pleine Conscience

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Quand le chemin de C.G. Jung croise la Voie du Milieu bouddhiste, un étonnant dialogue et de nouvelles thérapies :

Revue Européenne de Psychologie et de Droit

Il existe un nombre important de recherches, d’ouvrages et d’applications thérapeutiques de la Méditation de Pleine Conscience.

Ma démarche est surtout centrée sur la Pleine Conscience elle-même, et la mise en perspective de la pensée Jungienne et Bouddhiste.

Dans le domaine de la Psychologie, on retrouve la Méditation de Pleine Conscience un peu partout, dans les applications thérapeutiques en réduction du stress et des troubles anxieux, des récidives d’épisodes dépressifs, l’amélioration de la cognition, dans les méthodes de relaxation, dans différentes pratiques du développement personnel et elle a également pénétré le champs de la Médecine et Psychiatrie en s’inscrivant, sans en renier ses racines d’origine, dans une version laïque protocolisée et rattachée principalement en Occident aux Sciences Cognitives.

Je pense pour ma part que son rattachement à une branche ou un courant quelconque est peu important, car elle constitue à mon sens un exemple d’approche intégrative réussie, se situant quelque part à un croisement ou un carrefour épistémologique de différentes disciplines.

Cette branche est très répandue sur le continent Nord-Américain (MBSR ou Mindfull Based Stress Reduction) et se diffuse petit à petit en Europe.

En dehors de la pratique institutionnelle initiée dès 1979 par le Dr Jon Kabat-Zinn au MIT, qui s’est diffusée à travers 400 hôpitaux et 40.000 patients en 30 ans, elle est courante sur le plan individuel et parfois dans le monde de l’entreprise.

Le concept de « méditation » est souvent appréhendé dans le mode Occidental comme une technique basée sur la respiration attentive, le moment présent, avec quelques références aux concepts principaux nécessaires à la gestion et au contrôle des émotions.

Le discours et la pratique sont souvent plus axés sur la méditation elle-même que sur la Pleine Conscience, alors que les deux concepts sont à mon sens indissociables.

On peut très bien envisager une pratique méditative différente et déconnectée de la Pleine Conscience, mais sans doute assez mal la Pleine Conscience sans une étape méditative.

Sur le plan somatique, ses effets sont médicalement mesurés et vérifiés, les neurosciences consacrent des recherches poussées sur ses impacts sur les mécanismes cognitifs ainsi que la neuroplasticité du cerveau.

La Pleine Conscience n’est pas une pure abstraction, mais s’inscrit dans une attitude de non-dispersion ancrée sur l’instant présent, elle est plus dans le non-agir que dans l’action, plus une constatation d’une pensée qu’une pensée elle-même enfin elle peut être effectuée solitairement, en groupe, assis, en se promenant et simplement dans un acte aussi banal que préparer la cuisine !

La conception Bouddhiste n’en fait pas une fin en soi, ni une technique isolée, mais une base conceptuelle et pratique, avec une acceptation neutre, non-jugeante des pensées désamorçant les impacts émotionnels négatifs induits.

Elle permet l’atteinte, par une pratique régulière, du « calme mental », étape préalable et corollaire à une vision élaborée, dont la finalité est d’atteindre la Pleine Conscience « totale » et l’éveil.

Par des chemins distincts, elle peut être rapprochée d’une individuation en cours avant l’atteinte de la complétude du Soi ou de l’entièreté de la personne, et donc s’inscrire en harmonie avec la psychologie analytique, sans adhésion particulière à une spiritualité Bouddhiste.

Il y a donc à la fois un corpus théorique et une pratique, comme moyens et non comme but, s’inscrivant dans une certaine vision de l’humain.

D’autres types de voies méditatives existent et ne sont que peu abordées ici car leur objet est différent.

Celui de Pleine Conscience est abordé principalement dans des ouvrages Bouddhistes et parfois dans des modèles occidentalisés orientés vers la spiritualité, l’holistique et l’intégration d’une dimension supplémentaire ou supra-sensorielle de la personne ou de l’Âme.

Il existe assez peu d’approches qui recentrent la recherche en Psychologie, ou de Philosophie récente sur la Pleine Conscience, elle-même et en particulier sur une possible passerelle avec la psychologie analytique.

Si j’ai centré mon ouvrage sur la Pleine Conscience, c’est qu’elle est pour moi un résultat de processus, un état dit d’ « éveil » chez les Bouddhistes qui peut être mis en perspective avec la recherche du Soi, l’individuation chez Jung malgré un décalage philosophique, spirituel, conceptuel et d’époques différentes.

Dans ce vaste paysage, je me suis intéressé dans la continuité des études de Jung (centrées essentiellement sur une de ses formes, le Yoga) aux nombreux rapprochements tant conceptuels, que pratiques, qu’il pouvait exister entre la Psychologie analytique non-bouddhiste et la philosophie Bouddhiste et d’examiner quelles pistes de thérapies pouvaient être envisagées.

Ce livre précise et clarifie, voire rectifie certaines généralisations de concepts précis.

Il n’a pas de prétention didactique particulière mais propose des pistes de réflexion.

C’est autant sans doute le reflet partiel de mon cheminement personnel, que le fruit d’une recherche assez longue, nécessitant de positionner certains thèmes par rapport à leur cadre ou discipline de référence ; ainsi si l’ouvrage est « condensé », il s’appuie sur une bibliographie abondante.

C’est la raison pour laquelle, avec la Maison d’Editeurs, d’un commun accord il a été classé dans la catégorie « essais » car si son ciblage est spécialisé, sa lecture n’est pas réservée à des spécialistes du domaine et m’a ainsi conduit à préciser le plus possible certaines notions ou concepts, car il aborde cependant des sujets précis.

Je vous précise brièvement les termes développés et serais heureux de vos commentaires sur un sujet particulier, sur l’ensemble ou simplement des compléments à apporter.

  • Pourquoi le chemin de C.G. Jung devait-il croiser la Voie du Milieu ?
  • Les questions que pose l’approche Jungienne du bouddhisme  
  • Le Bouddhisme, concepts généraux : science de l’esprit, psychologie orientale, religion ou philosophie ? 
  • Est-il monothéiste, polythéiste ou philosophie ?
  • Un liant et lien systémique du groupe
  • Une science de l’esprit
  • Il est ainsi philosophie aussi bien que psychologie au sens Jungien
  • Une forme d’approche analytique
  • Il définit la « Bonté » par essence
  • Il repose sur l’éthique
  • Il est peut-être l’homme lui-même
  • Il est une nécessité de survie de tout un système

 

  • Les erreurs ou malentendus fréquents sur les concepts bouddhistes 
  • La Pleine Conscience 
  • L’Éveil bouddhiste et la Pleine Conscience 
  • Pleine Conscience, conscience supérieure, état d’Éveil total, Pleine Lumière ? 
  • Une voie Jungienne, une voie Bouddhiste ?
  • La médecine de l’âme, notion jungienne ou notion bouddhiste ? 
  • Le Bouddha de la guérison : une forme de médecine psychosomatique ou psychothérapie karmique occidentale ? 
  • Médecine quantique
  • L’ancrage jungien, solution thérapeutique préventive et curative  
  • Le rôle du thérapeute et la vision bouddhiste  
  • La Synchronicité; élément essentiel du puzzle  

Les autres applications du bouddhisme en Occident 

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© Copyright 2014 Publié par Jean-Michel Imperatrice Psychanalyste et psychopraticien
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