Le Stress, c’est aussi mettre en évidence, en exergue, souligner…Une notion moins courante !

Image Stress

Le stress fait partie de notre vocabulaire ordinaire, comme une marque connue d’un produit international mondialement « distribué ».

La littérature est abondante sur le « bon stress », le « mauvais stress », sa gestion, ses risques et ses représentations sociales.

C’est un Anglicisme récent, d’origine latine.

Cela indique sans entrer dans l’historique du stress, que si l’inflation de l’intérêt que l’on y prête est plutôt contemporaine, son origine n’est pas récente et que bien des passages de l’histoire de l’humanité, guerres, cataclysmes, épidémies laissent penser que ce n’est pas un phénomène nouveau !

Le mot stress vient d’un verbe latin « stringere » qui signifie serrer, rendre raide… et c’est vrai que parfois le stress nous serre à la gorge, contracte nos muscles, bloque notre respiration !

Par un jeux de mots, donc le stress « serre », mais est-ce qu’il « sert » ?

Au dix-septième siècle les Anglais utilisent le mot « distress » (détresse) et s’en servent de façon familière pour exprimer une difficulté, un malheur.

A partir de la fin du dix-huitième siècle il va prendre son sens actuel, mais il sera surtout utilisé en physique (contrainte exercée sur un métal) puis ensuite en physiologie, en médecine et en psychologie.

C’est en fait Hans Selye, médecin canadien qui va populariser le mot stress dans son sens contemporain et donner au mot une définition médico-psychologique :

« le stress est la réponse non spécifique de l’organisme à toute demande d’adaptation qui lui est faite ».

Les débats nombreux à ce sujet, font parfois oublier que dans le vocabulaire Anglais, « To Stress » signifie souligner, mettre en exergue, attirer l’attention sur  un point, mettre l’accent  un peu comme lorsque l’on surligne un passage dans un texte pour montrer qu’il a une importance, une information porteuse de sens.

Finalement cet aspect linguistique en Anglais nous ramène par un chemin de traverse à son sens physiologique premier, le mécanisme du stress provoque entre autres, une accélération du rythme cardiaque, une amplification de la respiration, une élévation de la tension artérielle et active la sécrétion d’hormones corticosurrénales.

Il y a donc bien dans cette « mécanique » des indications, un sens, des signes et donc des symptômes (la sémiologie), que l’on va tenter de répertorier et de classer comme troubles ou maladies (nosologie), en repérer les causes (étiologie) et chercher à établir comment on passe de la cause au trouble ou à la maladie (pathogenèse)

Le sens, devient en le mettant au premier plan, en le stressant, une indication que la personne a un ressenti conscient ou  inconscient, qu’un déséquilibre psychique induit et se couple avec le somatique, et inversement(voir autres articles dans les rubriques: Stress et Anxiété et Troubles Anxieux).

A mon sens, en psychologie, il convient de s’intéresser en premier lieu, à la perception de la personne, de parson expression verbale et non verbale et donc se centrer sur son ressenti dans son référentiel à elle, avant toute analyse, recherche de cause , qui viendront en une seconde étape et proposer un axe psychothérapeutique qui soit accepté et acceptable par la personne, dans le cadre de la demande qu’elle exprimera.

Cela ne signifie pas s’astreindre d’analyser ou confirmer une sorte d’autodiagnostic ; mais simplement reconnaître que le thérapeute ou l’aidant, a pris conscience de la valeur de ce sens, et en l’indiquant, en mots simples sans emphase, et manifester ainsi un premier message de reconnaissance et de réconfort à l’égard de la personne.

Il est important, une nouvelle fois, de signaler qu’il existe différentes méthodes de psychothérapies, simples ou approfondies, qui s’opposent bien vainement souvent, car il est aussi utile de conjuguer une recherche de soulagement dans une approche de court terme, que de la pérenniser par l’identification de sa ou ses causes dans le ressenti passé d’un évènement de vie parfois ancien, et d’en dénouer les mécanismes traumatogènes inconscients, sans déstructurer la personne ou son histoire de vie…

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© Copyright 2014 Publié par Jean-Michel Imperatrice Psychanalyste et psychopraticien
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