Le pervers-narcissique : un terme galvaudé et parfois polémique, mais une violence souvent réelle :

Image narcissique

 

 

 

 

 

Cette dénomination envahit le vocabulaire courant et alimente les conversations et dépasse les sphères parfois cachées, par définition, de la relation conjugale,familiale, pour atteindre le champs sociétal, du monde professionnel, des relations sociales et même parfois de la politique..

En dehors de quelques auteurs cités ci-après, on ne le reconnait pas comme entité distincte de la perversion dans les différentes classifications.

Dans le public pourtant, comme beaucoup d’autres le terme est largement utilisé et il est courant par ailleurs de plus stigmatiser le pervers que la perversité, dont le spectre de questions qu’elle soulève est pourtant plus large, mais c’est un autre sujet !

Je m’intéresse ici essentiellement à la sphère conjugale et familiale.

On peut y voir une vulgarisation à outrance du vocabulaire de la psychologie ou un effet direct que le terme en lui-même déjà nous interroge, nous pose question, nous effraie ou nous séduit et que la sémantique contient déjà en elle-même la propre efficacité de ce qu’elle suggère :

Le terme en lui-même avant de l’explorer nous manipule, ce qui est une des caractéristiques fortes du pervers-narcissique !

Pourtant tous les manipulateurs ne sont ni des pervers ni des malfaisants pathologiques, cela ne les rend guère ni sympathiques ni fréquentables, mais leur stratégie peut obéir à l’obtention d’obtenir des avantages et on pourra plutôt évoquer des personnalités manipulatrices qui doivent être écartées et bien sûr bannies du champ de l’aide et de la relation thérapeutique, autant que faire se peut.

Le pervers- narcissique est d’abord déficitaire de par l’amour et la dévotion qu’il se porte à lui-même, bloqué à un stade dont il est mal sorti et cette faille se remplie du plaisir qu’il recherche pour le compenser en faisant souffrir ou en détruisant, souvent de manière indirecte car si son intellect n’est pas forcément plus brillant que la moyenne, ses ressources et les cordes à son arc sont nombreuses ; ce qui rend sa victime si vulnérable.

Je me pose toujours la question face à ce type de personnalité, si l’on prête couramment dans le public même averti, une forme d’intelligence particulière, ce n’est pas simplement leur perversion qui nous effraie, leur pouvoir de dominer et nous y projetons nos propres peurs et angoisses car leur habilité à manipuler n’est pas une forme pervertie d’intelligence, quelle que soit la définition que l’on veuille donner à ce concept.

En d’autres mots il (elle) n’est pas aussi infaillible et n’a certainement pas la toute-puissance qu’il se prête lui-même ; il n’en demeure pas moins menaçant.

Il s’accapare sa proie, la détruit, déstabilise et l’enferme dans un piège infernal car souvent celle-ci parait adhérer, minimise, excuse et culpabilise.

Elle (il) est victime de contraintes permanentes et contradictoires, qui l’enferment dans un paradoxe insoluble dont il est difficile de sortir sans aide.

Le pervers narcissique serait donc à la fois Narcissique, pervers et manipulateur.

Cela fait déjà beaucoup !

Ce terme sans constituer une véritable entité peut évoquer un trouble grave de la personnalité car son organisation composite est relativement durable ( mais peut-être pas inamovible) et la personne est une forme de prédateur.

Il est en définitive très proche de la perversion à mon sens avec une composante narcissique marquée et la manipulation comme « outil » majeur, parmi d’autres…tant d’autres.

Si cette appellation est aussi populaire, elle n’est sans doute pas seulement un effet de mode mais exprime peut-être notre ressenti dans un environnement sociétal où l’individu autocentré est roi, on fréquente l’ »hyper-narcissique », le croise et le supporte tous les jours mais quand il se conjugue avec la perversion, il ne devient plus fréquentable du tout, si tant est qu’il soit dépisté et pas uniquement pointé du doigt !

Une des définitions de la perversion :

Selon Savério Tomasella, on la définit comme « une anti-relation, elle ne fonctionne que sous le mode du rapport, elle ne produit que des rapports de force, donc de pouvoir : séduction, emprise, domination. […] La perversion joue sur tous les tableaux. Elle mêle l’inversion de la réalité à la banalisation des situations graves et au déni des actes profanateurs. Elle prône l’impudeur et le non-respect de l’intimité, échange fausses confidences contre confidences forcées, renverse les principes humains, retourne les situations en défaveur de la vérité et empoisonne pour garder l’autre en prison malgré lui… »

Le pervers reconnait difficilement les qualités d’autrui et se surestime.

Cette surestimation de ses capacités lui joue parfois des tours.

Il manque cruellement d’empathie tant il est centré sur lui-même.
Il est possible que ses affects soient très réduits.

Il existe parfois une double histoire de vie dans cette relation si particulière entre le pervers et sa victime, celle du manipulateur tout d’abord, des racines souvent dans des conduites déviantes et destructives de ses proches lui-même, des manipulateurs cachés ou secondaires auxquels le thérapeute n’a pas accès ou peu d’information, et celle de la victime qui vit parfois avec résignation la punition que constitue cette relation, pour sa responsabilité inconsciente d’un accident de vie dont il ou elle aurait été acteur et porterait le fardeau..

Ce n’est pas une relation de sado-masochisme, car le masochiste teste en définitive, délibérément la capacité et les limites que son partenaire a de lui infliger des sévices.

La victime ici ne teste rien du tout, elle subit une répression qui l’entraîne à la soumission.

Ce qui apparait comme masochisme de la victime à avoir perpétué et entériné parfois sa relation n’est ni une forme de satisfaction, ni même un bénéfice secondaire mais explique souvent le discours banalisé, peu offensif, décousu et en zigzags de la victime, sa honte à en sortir et le vide ressenti quand enfin le cercle infernal est brisé, car les « coups » physiques ou psychiques cessent de pleuvoir et le silence qui suit l’absence du pervers a parfois des goûts de néant.

La victime est doublement vidée dans sa relation antérieure avec le pervers qui l’a vampirisé et ensuite par son absence, jusqu’à ce qu’elle se reconstruise lentement.

Après avoir subi le double discours du pervers, elle est deux fois punie.

Cela parait bien cher payé pour une relation souvent entamée dans la confiance et l’espoir.

Le terme de Perversion narcissique a été évoqué pour la première fois par Paul Claude Racamier en 1986 dans « Entre agonie psychique, déni psychotique et perversion narcissique ».

Ce type de trouble a été popularisé dans les années 1990 par Alberto Eiguer et Marie-France Hirigoyen

Un séducteur aux traits changeants

Le narcissique « standard », de caractère, énerve généralement par ses revendications, récriminations et son égocentrisme.

Il est dérangeant, souvent « insupportable » à côtoyer mais n’applique pas cette forme de destruction programmée d’autrui.

On le supporte tant bien que mal dans la vie courante.

Le pervers-narcissique peut séduire, être plaisant et créer un début de relation agréable, son amabilité pouvant le rendre sympathique comme le manipulateur.

Il n’est pas forcément un excellent acteur mais sait changer de masque rapidement, s’adaptant en apparence aux besoins de l’autre, tantôt il présente ses qualités, ou joue de sa fragilité, invoque ses faiblesses qu’il confesse comme gage de sa sincérité.

Pour cela sa présentation sociale est souvent bonne, car il a pour souci de soigner son image, à la fois pour convaincre son interlocuteur que combler son vide intérieur et se revaloriser.

Son intérêt étant centré sur lui-même, il est souvent dénué d’émotions, d’empathie et de sincérité.

Cette forme de perversion s’explique en partie par sa déconnexion avec la réalité et l’Autre qui ne l’intéresse que très peu.

Il peut être clivé, présenter une personnalité scindée et fissurée mais c’est certainement cette capacité prodigieuse à alterner les « beaux costumes « qui le caractérisent le mieux dans son apparence, car ce qui est séduction éventuelle pour l’autre, chez lui n’est que manipulation à sens unique.

En cela déjà, il suscite dans sa relation des sentiments changeants et contradictoires, attrait, peur, pitié, envie en les alternant et les amplifiant.

Dissimulation de sa vie réelle

Le pervers-narcissique aime le regard extérieur sur son image.

Il camoufle et dissimule ses actions quand il rentre dans le champ de la maltraitance physique et psychique dans le domaine familial et conjugal.

Dans d’autres domaines, professionnel ou sociaux, il n’a besoin de sa cour que pour admirer ses apparats et non ses actions perverses, s’il est un politique, il est à l’aise sous le feu des projecteurs qu’il affectionne et des foules qu’il ovationne.

C’est un « professionnel », car ses coups tordus n’échappent pas totalement à sa conscience, ce n’est pas la culpabilité qui l’amène à se dissimuler dans une vie « normale « , c’est la crainte de voir son masque arraché , que l’on voit le « Roi tout nu »

Mimétisme et synchronisation

Cette capacité qu’il possède à s’adapter aux attentes de l’autre avant de le mettre à sa merci, est poussée.

Il se synchronise facilement sur les expressions, les mimiques et le langage de son vis-à-vis.

Si nécessaire, il sait avec naturel aller jusqu’au mimétisme selon les situations.

Cloisonner pour mieux….agir !

En changeant souvent de masque et avec des interlocuteurs variés, il est impératif pour lui de savoir dissimuler ses mensonges et pour cela, il lui est nécessaire de diviser et cloisonner ses relations car si d’aventure elles échangeaient, le risque est important qu’il soit démasqué ou qu’une contre-alliance se ligue contre lui en résistance.

Mais ce n’est pas tout ! Il faut maintenant flatter pour « sécuriser » l’autre

Bien sûr tous ses « outils » sont utilisés dans l’ordre ou le désordre, une fois paré, son costume mis, ses relations cloisonnées et son langage adapté à l’autre, ce n’est certes pas suffisant pour le phagocyter.

Il faut donc flatter, vanter les qualités de l’autre, user de sa propre fausse-modestie, montrer si nécessaire ses faiblesses mais sous un angle appelant la compréhension et l’empathie pour consolider la relation.

Cela explique sans doute au moins partiellement, que des personnes sorties récemment de relations compliquées soient de bonnes cibles.

Quand le moment est venu et que la motion pulsionnelle du pervers affleure, l’effet de surprise est grand bien sûr et déstabilisant.

Ce déséquilibre met l’autre en position de fragilité, d’autant plus que le discours va changer et peut être alternatif.

La double injonction , double contrainte( injonctions paradoxales et contraires) est souvent présente.

Dévastatrice dans l’enfance , elle est aussi perturbatrice adulte, surtout chez une personne déjà très investie dans la relation.

Le pervers-narcissique vous flatte, vous disqualifie et rabaisse, vous rend coupable de son sort et demande votre appui tout en continuant à distiller son mépris.

Pour peu qu’il s’agisse d’un remake d’une situation déjà vécue, le résultat encercle la victime dans un paradoxe dont elle ne peut sortir seule facilement, parfois le regard ou les propos d’un enfant dans une relation, parfois un évènement imprévu, maladie, hospitalisation, bref un regard extérieur permet d’externaliser et démarrer une prise de conscience avec le thérapeute, avec qui il conclut une alliance et recrée une relation de soutien, ce qui rend pour le thérapeute le contre-transfert souvent partisan et difficile à gérer.

La critique à huit-clos par le pervers-narcissique est souvent directe, et peut aussi être manifeste dans l’entourage familial.

Elle peut tendre à se diluer et devenir insidieuse en public à l’extérieur.

N’oublions pas que si le pervers-narcissique aime les feux des projecteurs, il cloisonne aussi ses relations et peut donc critiquer sa ou une de ses cibles à son insu et les diffame volontiers, même indirectement.

En ce sens ce n’est pas un simple propagateur de rumeurs au sens strict, car si le propos reste vague, la cible est identifiée et précise, individuelle ou collective.

La résistance à la critique :

Si d’aventure et heureusement cela arrive, même en tête à tête, il est critiqué dans ses propos ou sa relation, le pervers-narcissique n’est pas forcément un « as » de la rhétorique mais il  est à l’aise, pourra être péremptoire et couper court à la discussion :

« c’est impossible, tu réalises ce que tu dis, je me sens pas bien, là je peux pas en parler car j’ai ceci ou cela à faire. »

Comme le démontre parfaitement Marie-France Hirogoyen, Le Harcèlement moral « Le pervers narcissique, […] aime la controverse. Il est capable de soutenir un point de vue un jour et de défendre les idées inverses le lendemain, juste pour faire rebondir la discussion ou, délibérément, pour choquer. »

Face à ses propres contradictions mises en lumière, il peut aussi rire, plaisanter

Ce n’est pas forcément une esquive, il reprend la main et le dessus en coupant cours au débat, mais il n’est pas vaincu, il a mis en suspension.

Il ne faut pas à mon sens sous-estimer cet arrêt momentané des discussions, le fonctionnement du pervers obéit à la satisfaction de son désir au prix du mépris de l’autre, il ne fuit pas, il est facétieux et capricieux et reprendra son manège plus tard.

La suggestion comme part intégrante de la manipulation du pervers :

En se synchronisant sur l’autre, comme un musicien accorde son instrument et ici son objet, la suggestion est plus aisée d’autant qu’elle est répétitive et amenée agréablement, par allusions successives dans un environnement flatteur.

L’objectif est quasiment atteint quand l’autre est convaincu qu’il est acteur, moteur, voir « propriétaire » de l’idée, avis ou action projetée.

Je ne sais pas jauger ni encore moins juger du degré ni de la forme de l’intelligence, mais j’ai le sentiment que le pervers-narcissique ne possède pas une forme de compréhension ou d’intelligence émotionnelle car il est dépourvu d’empathie globalement mais il a une forme d’habilité, de ruse à percevoir les zones de sensibilité de l’autre, chez qui il pourra induire des réactions, susciter des sentiments contradictoires, inhiber ou provoquer un intérêt, une demande d’en savoir plus…

Ce qui est déconcertant et déstabilisant, est qu’il ne cherche pas fatalement l’adhésion, l’acceptation et parfois même bien au contraire.

Il peut ainsi aisément changer de nouveau de « masque », prendre un air offensé, moralisateur et refuser la proposition de l’autre qui est à l’origine la sienne !

C’est la mécanique même de cette suggestion et de son acceptation par l’autre qui qualifie conjointement le narcissisme et la perversion :

Soit comme Moi, adhère , soit Moi, et au prix de l’ abdication de l’autre, sa « sortie de jeu, exclusion du terrain » il se regonfle comme une baudruche vide que l’on remplit d’hélium.

C’est en brouillant les limites, les frontières entre l’autre et lui, en incorporant ses qualités et ses atouts, qu’il apparait comme vêtu des tous ses « attributs » et devient-redevient…- séducteur.

Regonflé et séduisant, il retourne à sa propre contemplation et laisse l’autre séduit, dans une séduction univoque de l’objet unique et admirable qu’il est !

Cette « induction narcissique » est une véritable machine de guerre, génératrice là aussi d’angoisse et de confusion chez l’autre.

C’est également participatif fortement à la création d’une relation de dépendance.

Cette dépendance est corrosive dans les deux sens : le pervers a besoin et dépend de sa victime, il doit la soumettre mais la tenir à portée de main pour s’en nourrir.

La victime elle comme dans une partie de jeux sordide est doublement coincée, elle est piégée dans la situation et mise hors-jeux, car pénalisée et pour réintégrer le « terrain » , elle a désespérément besoin que son partenaire (pervers) la réhabilite, ce qui bien sûr, il ne fera jamais.

Comme le détaille à nouveau Marie-France Hirigoyen, l’autre ici n’est pas une idéalisation amoureuse ce n’est donc pas une forme d’aliénation de la victime.

On peut se poser la question si le pervers-narcissique ne franchit pas allégrement la limite, le but n’est pas uniquement d’engloutir l’autre, d’ajouter à ses qualités une forme d’addition des avantages que l’autre apporte, mais dans une forme même de destruction.

En se posant en victime quand fort heureusement la relation s’interrompt, il sait parfaitement tirer parti de son statut, il se confie volontiers sur ses « malheurs » et attirera aisément une autre âme compatissante ou en désarroi.

Quand on dresse ce type de panorama, on loupe fatalement un aspect et pourtant au fil des traits, je livre mon sentiment personnel, il ne faut pas faire du pervers-narcissique une sorte de sorcier aux pouvoirs maléfiques et démesurés.

C’est un « roublard », vicieux qui transgresse plus que largement les limites, et il existe une sorte de rituel dans ses actes, des masques qui changent et voltigent, des contradictions, des rites et des processus qui bien huilés aboutissent dans la relation souvent à des désastres.

Il est à facettes multiples, masculin ou féminin au sens premier des termes, il se dissimule, agit dans l’ombre mais ne craint pas le théâtre et le feu des rampes, il est sous la lumière en public mais c’est pourtant sa part d’Ombre qui rode et domine dans toute la symbolique de ses comportements.

En cela il n’est pas infaillible et souvent prévisible dans ses grandes lignes, et s’il fait preuve de violence psychique , nous ne disposons pas d’indications que lors d’un débordement son passage à des violences physiques soit avéré et manifeste ou supérieur à d’autres personnalités troublées, mais est-ce bien là une consolation à l’heure où il faut bien dresser malgré des avancées un double et triste constat : une fois encore les victimes sont paralysées dans leurs réactions, le cadre juridique peine à établir une notion tangible d’estimation d’une violence psychique et d’autre part comme tous les narcissiques, il est difficile de les amener à prendre conscience de leurs actes et encore plus à consulter un thérapeute, quant à leur faire entendre qu’ils sont au fond eux-mêmes en difficulté….

Comment se sortir du piège de ce type de relation ?

Tant qu’on est dans la relation, le plus difficile est de ne pas rentrer dans le jeu, en particulier celui des conflits incessants, générés par le pervers.

Dans toutes les situations où l’on souffre en connaissant les grandes lignes mais sans trop savoir pourquoi et en particulier quand des enfants sont mêlés à ces déboires, la priorité n’est pas forcément de comprendre précisément et en détails cette mécanique, ni encore moins de chercher à résoudre seul(e) le problème mais à la moindre occasion que donne un regard extérieur, un proche, ami, collègue, généraliste, école, bureau etc.. de rechercher de l’aide extérieure et de se protéger quitte à fuir et à rompre la relation, ce qui malheureusement prend parfois des années.

Ce n’est qu’à ce prix, que l’on peut commencer à se reconstruire, comprendre et éviter que cela ne se reproduise, après et pas avant d’être dans le blocage total de cette forme de tyrannie.

Il est possible mais c’est un sujet de réflexion que comme l’indiquent certaines études, le vieillissement use et épuise les mécanismes et les stratégies des pervers, par l’effet conjugué de la fatigue et du manque de renouvèlement.

Mais ce n’est qu’une piste sur laquelle on ne peut encore s’appuyer avec fiabilité, car les structures psychiques de cette forme sont durables, il n’est pas sûr qu’elles soient inamovibles, à moins que comme le veut l’adage de Racamier « la plupart des escrocs finissent au trou » mais il y a là une notion de temps et durée sur laquelle la victime de la situation ne peut pas ni ne doit s’accorder ou faire coïncider son propre espace-temps et attendre des jours meilleurs.

« Courage, fuyons » est sans doute la meilleure des issues même si bien des obstacles sont à franchir.

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© Copyright 2015 Publié par Jean-Michel Imperatrice Psychanalyste et psychopraticien
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