Le mythe d’Echo en psychologie : Est-ce seulement entendre sa propre voix en montagne, une punition pour bavardage ou une histoire d’adultère dans la mythologie Grecque ?

Image Echo et Narcisse 1

 

 

 

 

 

 

Le mythe d’Echo en psychologie : Est-ce seulement entendre sa propre voix en montagne, une punition pour bavardage ou une histoire d’adultère dans la mythologie Grecque ?

Étrange question en apparence, mais c’est pourtant un peu tout cela et surtout une question bien actuelle, se « faire l’écho de…. », propager une rumeur, « Arrête de répéter comme un perroquet » à un enfant ou un adulte, une image associée à des sons dans l’échographie d’une grossesse ou d’une maladie, suivre un avion ou repérer une cible par le radar d’aviation.

Cela a toujours un sens pour celui qui l’entend comme celui qui le dit, sauf quand il s’agit de la même personne!

Il y a donc un mythe au départ, dont découlent un bruit, une réflexion acoustique ou de l’opinion, une image et un reflet, une rumeur ou une indiscrétion

Les mythes de l’Antiquité Gréco-latine ont suscité des livres, des interrogations, des contes, des films et un point important dans la Psychologie et d’autres Sciences Humaines.

Les mythomanes, pourtant ne sont pas des « menteurs », ils créent et croient réellement à leur histoire, la leur et celle des personnages de fiction. Ils ont ainsi nécessité de s’inventer une vie, pour combler leur propre vide intérieur. Les contredire en les mettant face à la réalité, les détruit, les désintègrent et ils peuvent devenir agressifs pour eux-mêmes comme pour autrui, car le mythomane ne cherche à tromper personne, sauf lui-même !

« T’es un mytho » fait partie intégrante du vocabulaire des ados pour un mensonge souvent sans importance.

Il est possible que les pressions exercées sur les individus, axées sur la réussite, la performance fragilisent les personnes en terme de réussite sociale et de performances, en particulier les personnalités borderline.

On peut aussi considérer en sens inverse, qu’en prenant de l’ampleur et en généralisant des solutions « clé en mains » et parfois mal utilisées, la Psychologie elle-même a créé peut-être ses propres « mythes » qui sans être des « mensonges » sont souvent des clichés et des stéréotypes.

Bref on s’intéresse au mythe et ici à celui de la nymphe Echo et on s’enfuira du mythomane dans la vie de tous les jours.

Au départ il y a donc un mythe, et derrière une véritable saga ou « série TV » de la mythologie Gréco-Romaine, des Dieux qui nous ressemblent, des enfants gâtés, des tromperies conjugales, du désir, de l’amour, de la vanité, de la vengeance avec des rôles principaux, secondaires dont certains deviendront connus et une fin imaginaire séduisante ou terrifiante.

Dans ce mythe, on a retenu surtout l’ « acteur principal » Narcisse peu connu, jusqu’à l’époque moderne et la psychanalyse, il est évoqué par Ovide plutôt chargé de préparer l’arrivée de César, bien plus célèbre, et dans les deux cas annonce une « métamorphose ».

A part quelques statues et peintures, ce n’est pas une « superstar » comme Achille, ou Œdipe à l’époque romaine, les autres membres de cette saga de Narcisse, dont ECHO la nymphe des eaux et des bois ne font pas la « une » mais son personnage est pourtant loin d’être anodin.

Dans la vie de tous les jours, cela peut-être simplement pour un enfant lui envoyer sur un même sujet, une foule d’injonctions contradictoires (mais ça fonctionne aussi très bien pour les adultes) et en être puni ou récompensé, et devenir un instrument de pouvoir.

En se focalisant sur Narcisse, on a un peu négligé Echo pourtant partie de cette histoire, dont l’influence et la voix sont toujours parmi nous

Des exemples pour un « enfant » pas si « petit »?

-Il répète mots pour mot une récitation entendue et apprise, il a 10 sur 10, l’enfant et tout le monde est content, s’il ne répète que la fin, sa note n’est pas terrible non plus.

-Il répète pour répondre à une question du prof, ce que lui a soufflé un copain : il se fait engueuler et il a zéro. Le copain, manque de bol, s’est trompé, c’est un « idiot » aussi.

-On lui explique qu’il faut « réfléchir » et pas « répéter bêtement » : il y a un problème, ça marche en poésie, en calcul et pas pour le reste ? Tous les enfants n’ont pourtant pas 10/10 ou 0/10 ?

-Il s’en amuse en montagne avec son père, joie partagée de la découverte de l’acoustique en pleine nature ; ou tout seul en criant des gros mots qui sont des feux d’artifice.

-Il répète à son père mot pour mot ce que sa mère a dit de lui, il y aura une réaction dans le couple dans un sens ou l’autre

-Dans un show TV, il répète au public ce que un des parents a dit : le public applaudit et rigole, les parents sont souvent accablés.

-Il est bavard, on le rappelle à l’ordre ; il répète tout à ses copains : c’est un « traitre » , il est silencieux, c’est un cachotier ou un timide ou quelqu’un à qui on peut se confier ; le « détenteur » ou le « révélateur » du secret » a un pouvoir assuré.

Mais ce pouvoir est limité, car l’enfant sait aussi qu’en criant « Au loup » sans arrêt, il n’intéresse plus personne, le loup des contes n’existe plus ; mais le danger est toujours là.

Quand cela devient un « problème » à l’école par exemple, les parents sont « convoqués », le gamin s’il est présent, ne sait pas trop quoi dire.

Moi non plus, comme lui, je n’aurais pas su quoi dire, peut-être en 2014 à son âge, j’aurais sorti en douce mon portable et joué à un jeu vidéo.

En version adulte cela se décline à l’infini :

Passer pour un mouton(pas celui de Panurge , autre version), un soumis ou un « consensuel », un orateur brillant qui parle sans ses notes, un « fayot » avec son chef, le triste sort d’un otage enlevé sur une vidéo-encore un passe à la TV pendant que j’écris…-, un habitant d’un pays soumis à une dictature ou une situation désespérante, un chef d’État qui récite sa leçon ; derrière ce mythe et la simple ballade en famille , ce n’est pas seulement d’une représentation libre de sens qu’il s’agit et si c’est un simple roman ou feuilleton imaginaire.

C’est peut-être la situation de Robinson en version montagne dont il s’agit, il appelle 1000 fois à l’aide, sa propre voix lui répète ses propos 10.000 fois ; il s’épuise et se désespère ; il réalise que cela ne sert à rien ou cherche une solution, il peut aussi penser qu’il est « fou » car il n’est plus certain de savoir où il est ni même s’il s’agit de sa propre voix.

Image Echo et Narcisse 1

 

 

 

 

 

 

Il y a ainsi dans ce mythe Grec d’Echo, une saga ou une série de nos jours :

La saison 1 :

Un couple, le Dieu Céphise et la nymphe Liriopé, un couple « mixte » peu connu, avec un fils lui très célèbre Narcisse et un « secret de famille » pas très sûr.

Narcisse aurait, une sœur jumelle, aussi belle que lui qui meurt rapidement, et à qui il voue un amour trouble.

On n’en sait pas grand-chose, elle est aussi belle que lui est beau.

C’est peut-être déjà la première image de Narcisse, son double, le Féminin et le Masculin se confondent.

Tout cela est déjà peu clair, en tous cas si la série est tournée en 2014.

On ne connait pas bien en ces temps-là, les théories de « crypte », de « constellations »,  et encore moins la psychanalyse.

Mais leurs philosophes ont déjà abordé la Psychologie, il y aussi des médecins, des devins, des rhéteurs et des politiques.

Les autres nymphes et sa mère couvent Narcisse, qui est un « enfant gâté », choyé et de plus un futur chasseur reconnu par Zeus, destiné à un brillant avenir mais un devin avertie sa mère d’un risque majeur, il ne fera pas « long feu » s’il arrive à se voir lui-même, cette sentence est, pour le moment, assez énigmatique.

Même en 2014, cela ne serait pas très confortable et agréable de savoir cela.

La presse d’aujourd’hui, dirait que la disparition de sa jumelle aussi belle que lui est suspecte ou que le miroir n’a pas encore été inventé, ce qui est sans doute exact(le miroir).

Ce « devin » est peut-être un oiseau de mauvaise augure et la mère sans doute s’inquiète pour rien, comme toutes les mamans, nymphes ou pas généralement.

La mère, protectrice, couve son fils et le protège. Il n’y a pas de miroir dans tous les cas. Que sa sœur soit morte ou pas, c’est presque un fils unique. Son (sa) double a disparu.

Il se moque éperdument de celles et ceux qui se pâment d’amour et de désir pour lui. Il est peut-être inconsolable de la disparition symbolique de sa sœur jumelle, ou très content de son statut, fils unique, choyé par les nymphes ce n’est pas trop mal pour un ado.

Il grandit sûr de lui, athlétique avec ses amis chasseurs.

La chasse est la capture d’une proie, la maîtriser et l’anéantir, mais c’est son univers à lui, il n’est pas tout seul.

Pendant ce temps, se déroule en filigrane, une scène chez un autre couple en plein remue-ménage :

Zeus puissant et très connu, n’est pas très fidèle mais habile. Héra, sa compagne, tente de le surprendre en « flag » d’adultère, mais la nymphe Echo très bavarde fait échouer la tentative.

La rumeur n’a de pouvoir que si elle se propage : il faut agir, vite, avec un motif et un coupable.

Echo a bavardé, trop sans doute, et doit être punie sévèrement mais sans excès(Démocratie) car du coup Zeus s’en sort assez bien, mais même s’il nous ressemble, c’est un dieu tout de même !

Il est puissant et exerce comme il veut sa libido. Il est très moderne.

Echo, elle est condamnée à répéter indéfiniment les mots que les personnes lui adressent, rien d’autre.

Elle ne peut jamais dire ce qu’elle pense, ressent. Elle est muselée. Elle pourrait user des atouts, sa beauté, mais quand elle essaie d’approcher Narcisse, il est indifférent aux autres, Echo y compris.

Le fait qu’on ne sache pas grand-chose sur la sœur de Narcisse n’arrange en rien une éventuelle jalousie d’Echo, la nymphe.

A ce stade, concernant la mère, entre un mari le Dieu Céphise bien occupé, un fils couvé et beau, une fille jumelle disparue et une nymphe qui essaie de séduire son fils, cela doit faire beaucoup !

Nous sommes à l’époque Greco Romaine, le réalisateur doit un peu, respecter l’histoire ; à cette époque on parle beaucoup plus de « désir », l’amour c’est plutôt le sujet d’Eros

L’affect est sans doute là, peu facile à situer. On pense, surtout Aristote, que ce désir, cette passion tyrannique peut être chassée par l’idée, mais comment faire ?

Le désir de « capture », de possession est symbolisé par un trait ou une flèche. Avant de mourir de « chagrin d’amour », Echo promet de se venger.

On regrette quand cette « saison 1 « se termine, que Echo ne soit pas suspectée d’être « Echo-centrique » et peut être même Egocentrique, mais c’est sans doute simplement la passion.

On peut comprendre les mères, mais quand même, une nymphe disparue et une autre maudite, ce n’est pas simple du tout. Elles méritent notre attention, mais qui de nos jours connait encore son nom à cette maman, la nymphe Liriopé ? Donc merci aux historiens hellénistes de s’y intéresser !

Ce Narcisse qui n’est pas encore « le narcissique », est un ado trop couvé et un sale gosse et de plus il a été maudit par Echo (grâce à Némésis).

Là le regard extérieur, du spectateur est dubitatif, doit-il comprendre et être clément et si oui avec lequel des deux ? Ou des 3 +++ ?

Sommes-nous toujours en 2014 ?

On entame la saison 2 :

Le réalisateur a consulté, il faudrait convoquer les parents de Narcisse, surtout la mère, qui l’a élevé comme ça et en prime est nymphe.Les autres nymphes doivent trouver cela injuste.

Narcisse est plutôt à plaindre, la mère à questionner, le père Céphise est « surbooké » et invoque son boulot de Dieu.

La nymphe des eaux et des bois, Echo meurt entre temps, transformée et figée en rocher mais reste sa voix.

La situation semble compliquée, chacun a une part de responsabilité ; c’est peut-être ce monde de l’Olympe, ce système assez proche du notre qui veut ça.

Echo est assez vite oubliée, pourtant on entend toujours sa voix.

Soit sa voix est déformé, soit notre compréhension et empathie se diluent:

Après tout quand gamin je donne une gifle à mon frère, c’est normal, il n’avait qu’à pas « cafter aux parents ».

Le sort se réalise, personne n’avait vraiment prévu ou cru, que cela se terminerait aussi mal.

Narcisse se voit, enfin dans un miroir d’eau, il pourrait s’en étonner, mais il est saisi par l’amour de lui-même, qu’il découvre.

On ne sait pas grand-chose de ce qu’il voit, le reflet chez Homère est plutôt un spectre, un fantôme.

Il doit probablement voir ses propres yeux qui le regardent, c’est synchrone mais difficile d’accès, comme l’idée, l’idea, les émotions décidément sont peu accessibles à la raison.

Il reste pétrifié, figé et en meurt. Il est pétrifié comme Echo, face à une flaque d’eau dont elle était la nymphe

C’est un peu « sec », pour un simple regard dans une rivière ou une fontaine mais on s’en tient au scénario.

On perçoit qu’il existe un rapport commun dans la mort des deux.

Par ailleurs sa propre statue, de Narcisse sera retrouvée, elle aussi, figée dans les laves de Pompéi, Narcisse a décidément pas de « bol », on le plaint!

Il reste « scotché » à son « modèle » en est « fan », sa propre idole sans que l’on puisse être formel qu’il se soit reconnu et l’ai compris. Est-il assez mur ?

Sa fin semble « scellée », elle est « déterminée » ; les augures ont bien fait leur « boulot» ; c’est la « chronique d’une mort annoncée ».

Le diagnostic du devin était exact, pas de violence interprétative, le déni n’a pas encore d’intérêt particulier.

On a collectivement oublié (saison 2) sa sœur jumelle, qui restera inconnue alors qu’elle est déjà son double physique ; et aussi Echo qui est probablement son double sonore.

2 doubles a minima pour un « simple » jeune homme, un peu sale gosse et qui meurt puni ; cela fait quand même beaucoup.

C’est pathétique, avant d’être pathologique.

Toute cette histoire est finalement banale et tragique, ce n’est qu’une affaire de famille parmi d’autres dans l’Olympe.

La fin du film dépend du public, des pays, des époques.

Narcisse se transforme en une jolie fleur qui porte son nom, c’est la « Happy End », il offre la beauté aux générations de narcisses qui suivront ; sa mort est un cadeau mais elle reste sacrificielle.

Cela pose question, la métamorphose est-elle toujours un sacrifice de Soi ?
Cela ne marche pas pour la chenille même si le papillon peut être éphémère, on s’interroge.

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Dans une autre version, il finit aux enfers se regardant éternellement dans le fleuve des damnés, la morale et la justice sont sauves ; même si le spectateur a quand même un peu de pitié, on est dans un fait divers qui peut arriver à tout le monde.

La sœur hypothétique est vite oubliée, Echo ne fait plus rire que les enfants mais sa voix amplifiée joue encore avec malice avec nos inconscients.

Les historiens tentent de trouver la « vraie » histoire. Narcisse devient véritablement célèbre avec Freud, le narcissisme est un stade infantile normal, c’est le narcissisme primordial qui peut devenir pathologique (là aussi du Grec Pathos).

Est-ce comme l’affirment beaucoup, une simple projection actuelle, de notre imaginaire d’aujourd’hui sur un mythe ancien ? Possible, mais pourquoi cet inconnu a permis de fonder une des bases de la Psychologie contemporaine ? Pas les autres membres de sa famille et son admiratrice Echo?

Cela est peut-être un hasard sémantique, ou l’effet sans la cause. A-causalité , synchronicité , c’est possible.

Le mythe nous donne des indications. Les courants s’affrontent, on lui oppose la « logique » de la raison et celui de la passion, le mythe ne peut avoir de sens ni de contre-sens puisqu’il est un mythe.
Dans celui-ci savoir que le miroir existait ou pas à cette époque est intéressant certes, mais savoir si l’eau était celle d’une flaque, fontaine, ou rivière…..Il reste un mythe et des métaphores.

Dixit.

Jung s’écarte de Freud, l’Archétype est peu définissable et représentable, seule son influence collective imprègne la Psyché.

Pourtant le mythe est présent partout, représentation ou projection de notre imaginaire contemporain, sa trame est celle de notre vie de tous les jours, comme ce « film », il peut être romancé mais impacte toujours.

Il a traversé le temps et l’espace. C’est du marbre sans aspérités se découpant difficilement.

Tant mieux ou tant pis, sacrifier une statue est toujours une profanation infâme ou une libération.

Il n’est plus la propriété du courant qui l’a éclairé et décortiqué, il est dans les livres, contes d’enfants, ses personnages, nous effraient, nous rassurent, nous parlent et se déclinent dans une multitude d’approches thérapeutiques sous des appellations voisines ou différentes.

Quelques penseurs célèbres se sont opposés, mais son utilisation est quasiment mutualisée.

Chercher sa localisation « topographique » , c’est un peu chercher les coordonnées exactes du triangle des Bermudes mais c’était avant les découvertes de l’imagerie.

L’imaginaire continue et on recherche toujours un avion perdu en mer, on oublie que même un morceau minuscule d’aile pourrait aider les familles des disparus.

S’ intéresser au mythe, nous éclaire et quand son champs échappe à notre compréhension, le mythe est souvent une fenêtre ouverte ou entre ouverte sur l’Inconscient.

Si les deux fins du « film » sont caricaturales, peu importe, elles montrent que notre regard et nos sens doivent être attentifs, et relativiser sans banaliser et éclairent l’aide apportée.

On dit que notre société a sans doute peu souvent été soumise à tant de contradictions, on n’en sait absolument rien.

Le culte de soi, du corps, de l’esprit, du cœur est omniprésent par cette image de nous-mêmes que nous offrons, au prix fort au regard de l’autre.

Le sculpteur est payé, le sculpté aussi. C’est la version marchande de l’image, en transaction.

Celui de la performance nous fait confondre individualisme et individu, en ne montrant que son double, on s’oublie soi-même et on se racornie.

L’empathie pour l’autre passe aussi par de l’empathie pour soi, cela passe aussi par accepter que nous ne sommes plus dans la toute-puissance de ce stade enfantin bien naturel ; cela indique aussi que si cet enfant en nous a été « maltraité » , il faut parfois y retourner voir de plus près, panser ses blessures et en faire son deuil ne sont pas à confondre avec ressasser son passé ; c’est de recoller les morceaux dont il s’agit, pas de réécrire l’histoire.

S’en dispenser, revient au choix absurde entre resté figé dans l’image ou rester figé dans la voix.

Dans les 2 cas, cela nous coupe du monde extérieur aussi sûrement que cette image externe cultivée nous sépare de notre personne.

L’ « oubli » même partiel d’Echo au profit de Narcisse, et de sa sœur jumelle disparaissant comme un fantôme sont en soi un signe et un symbole que notre regard sur ce « fait divers Grec » est lui-même égo centré et fait partie inhérente de nous-mêmes.

Dans un déficit qu’il faut parfois combler, dans une blessure qu’il ne faut pas négliger, d’une exagération de l’Ego devenant intolérable, obscure et aveuglante qu’il faut combattre.

La voix de la nymphe Echo est là pour nous le rappeler…

On va certainement l’entendre, mais va-t-on l’écouter, ce sont nos propres paroles qu’elle répète après tout ? Est-ce bien certain ?
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© Copyright 2014 Publié par Jean-Michel Imperatrice Psychanalyste et psychopraticien
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