Il y a toujours deux spécialistes dans une thérapie: Le patient et le praticien!

Bien des théories, de débats et d’études ont été menées sur la nature de la  relation thérapeutique, et la littérature spécialisée est abondante sur ce sujet.

A mon sens, elle repose sur ce que l’on appelle l‘alliance thérapeutique.Celle-ci implique un libre-échange entre le praticien et le patient, qui ne peut s’effectuer que dans une relation de confiance solide, car le thérapeute ne juge pas et peut tout entendre, dans le cadre strict de ce que le patient se sent capable d’exprimer et au moment qui lui convient.

Cela signifie aussi que le patient a entière liberté de parole sur tous les sujets. Le praticien doit à mon sens , non pas seulement par obligation mais de tempérament avoir une attitude empathique. On peut dire , que tous les deux étant des êtres humains, s’il est impliqué dans cette démarche, il doit conserver une certaine neutralité et une attitude lui permettant d’avoir la meilleure compréhension possible de la situation, des troubles et souffrances éventuelles du patient, pour apporter une aide et dégager un chemin vers une ou plusieurs  solutions. C’est donc bien un tête à tête en vis à vis, entre deux personnes dans le cadre d’une thérapie individuelle. Il y a ainsi deux « spécialistes » qui échangent.

Le praticien est le spécialiste formé et exercé à cette pratique, mais il n’est pas le patient lui-même! Nous ne sommes pas au cinéma, et l’analyste même muni des meilleurs outils ne lit pas dans les pensées!Il analyse du mieux qu’il peut! On peut simplement dire qu’il est muni de sa ‘boite à outils » et une expérience permettant d’accéder avec bienveillance à ce qui n’est pas apparent à première vue.

Dans cette relation, le patient est lui-même le « spécialiste » de ses problèmes ou troubles éventuels qui génèrent un ressenti chez lui. Si une question ou un sujet incommode ou embarrasse le patient, ce dernier est libre en toute courtoisie d’indiquer à son thérapeute que ce n’est pas le bon moment pour lui de l’aborder, mais il est important aussi de laisser une porte entre ouverte, en indiquant simplement que le sujet peut être évoqué lors d’une rencontre ultérieure, mais en gardant à l’esprit que plus le praticien aura d’informations,de quelque nature que ce soit, plus il sera à même de conduire son analyse et réduire les délais! Le patient doit avoir toujours à l’esprit, que c’est une rare occasion d’exposer et de verbaliser des situations ou des ressentis, qui parfois ne sont même pas faciles à aborder avec des très proches ou des amis par risque d’être jugé ou catalogué, risque qui n’existe pas avec le praticien. Dans ce sens, il serait presque dommage de ne pas profiter de cette occasion privilégiée.

C’est dans la qualité des échanges que la ou les solutions surgiront, et que le praticien détaillera et expliquera tout au long de la démarche, jusqu’à ce que le patient n’ait plus besoin de lui et se retrouve en cohérence avec lui-même et son environnement.

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© Copyright 2014 Publié par Jean-Michel Imperatrice Psychanalyste et psychopraticien
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