Anxiété, peur, angoisse et troubles anxieux: c’est quoi?

Anxiété et troubles anxieux :

Le but de cet article n’est pas de présenter toutes les théories, pratiques et psychothérapies qui se rapportent à ce type de troubles, car de nombreux courants proposent des explications différentes, aussi bien sur leurs origines et causes que sur les méthodes appliquées.

Il est plutôt de proposer quelques définitions simples, qui ont l’avantage d’être généralement acceptées par les praticiens de mon domaine,consensuelles avec celles de la Haute Autorité de Santé, et compréhensibles par le plus grand nombre.

Mon approche étant essentiellement intégrative, porte plutôt sur une origine « au pluriel » et de nombreux facteurs qui peuvent être très grossièrement classés comme Bio-Psycho-Social, ce qui signifie pouvant impliquer des facteurs somatiques, d’autres liés au psychisme propre de chaque personne et d’autres à son environnement social au sens large, personnel, familial, social, professionnel et parfois culturel ou spirituel.

Que sont la peur, l’anxiété, l’angoisse et les troubles anxieux ?

En simplifiant on pourrait dire qu’avant de parler de troubles, ce sont en premier lieu des émotions dont le ressenti psychique et somatique est variable selon les personnes et les situations, et peut également varier avec le temps pour une même personne placée à un autre moment dans un contexte identique !

La plupart des réactions associées à des événements anxiogènes peuvent facilement être traitées.On ne parlera de troubles proprement dit que dans des critères bien précis.

Si il est évident que certaines situations très difficiles comme entre autres la maladie, le deuil, la séparation, la douleur, les problèmes familiaux, financiers impactent la majorité des personnes ; des événements « ordinaires » de la vie peuvent être fortement ressentis par certains, ou peu par d’autres mais en général dans ce dernier cas sont enfouis avant de se manifester plus tard sous une forme quelconque.

Elles existent à tous les stades de la vie, depuis la très jeune enfance jusqu’aux derniers moments de notre existence.

Si on ne peut que difficilement les nier, il est important d’en réduire au mieux les impacts et de savoir les gérer.

        La peur: émotion normale d’alerte et de crainte face à un danger

        Anxiété et angoisse: émotions de peur et/ou inquiétudes et/ou signes physiques de stress excessifs par rapport aux dangers éventuels

        Troubles anxieux: pathologies  courtes ou durables dans lesquelles l’anxiété ou l’angoisse sont les symptômes principaux mais peuvent être associés à d’autres troubles comme les épisodes dépressifs.

Je n’adhère pas totalement aux classifications types, considérant que l’on ne peut classer les individus comme on épingle des papillons sur un mur.

Je préfère raisonner en termes de tendances, de structures sans nier pour autant qu’il faut bien accepter et s’entendre sur une définition minimum afin d’en comprendre les causes et mécanismes et proposer une thérapie quelconque.

Ainsi parmi les troubles anxieux, on retrouve généralement dans le domaine médical et psychiatrique six grandes catégories (qui varient selon les classifications adoptées) : le trouble anxieux généralisé (TAG), le trouble panique (Angoisse Panique) , les troubles d’anxiété sociale, les phobies, les troubles obsessionnels compulsif (TOC) et l’état de stress post-traumatique(SPT).

C’est souvent en ces termes-là, que votre médecin traitant par exemple vous apportera soins et conseils.

Dans mon approche et analyse, on différencie bien ce qui est du domaine du trouble, de la personnalité, de la névrose ou de la psychose.

Je n’interviens donc que dans mon périmètre de connaissances, bien que possédant les bases nécessaires pour débattre utilement et chacun dans son domaine avec le monde médical sur les thématiques liées au Psychisme.

Cela peut conduire à des solutions  plutôt complémentaires qui sont du ressort de la psychothérapie, qui n’entrent pas en opposition ou en contradiction avec les prescriptions médicales qu’il est important de respecter.

Il est à remarquer que dans bien des cas, l’aide psychothérapeutique peut s’avérer indispensable

Je cite en fin d’article les statistiques disponibles, à titre informatif.

Quelles sont les répercussions pour une personne ?

Qualifier d’abord d’émotions et ensuite de « troubles » est nécessaire mais certainement pas suffisant.

Notre société n’a accepté que récemment finalement, aussi bien dans le monde médical, socio-familial ce que la Psychologie que en tant que discipline relativement jeune a reconnu, théorisé et proposé des solutions en premier et dont les traces existent dans bien des courants philosophiques depuis l’Antiquité.

Le psychisme et l’organisme ne sont pas deux entités séparées, et les deux agissent et influent constamment l’un sur l’autre.

Pour l’exprimer clairement, on peut dire que par exemple une émotion, qui est d’abord un « ressenti » donc un concept abstrait ; a bien un effet réel sur l’organisme et le psychisme.

De même, une douleur physique, un  trauma peut générer un stress sur l’organisme et créer une ou plusieurs émotions, qui elles-mêmes dans un circuit en boucle alimenteront un stress supplémentaire etc…

Ces émotions qui peuvent devenir des troubles, impactent fortement sur la vie d’une personne.

La gêne, la souffrance, les ressentis associés sont des handicaps sérieux tant sur le plan individuel, que familial, social ou professionnel.

Ces situations peuvent aboutir à un isolement, un sentiment d’impuissance et de paralysie, de peur, de panique, de blocage, une confusion dans les idées et parfois conduiront dans cette souffrance, une personne à adopter des conduites inappropriées, favoriser différentes addictions et générer aussi de la souffrance pour l’entourage proche.

Cette situation ainsi que le mode de vie en découlant, peuvent affecter et impacter fortement également sur la santé physique.

Mon approche intègre le fait que certaines personnes ont effectivement une personnalité, une nature à tendance plus anxieuse que d’autres et ceci pour une multitude de raisons et facteurs.

Il est fondamental de savoir qu’il existe des solutions adaptées pour sortir de cette situation.

Devant ce constat, on peut se poser la question légitime, que veut dire être en bonne santé ?

Je n’ai pas bien entendu la « bonne » réponse à cette question, mais celle de L’O.M.S (Organisation Mondiale pour la Santé) me convient bien.

Elle ne définit pas la bonne santé d’une personne simplement comme une absence de maladies, mais plutôt comme un bien-être physique, psychique, social dans son ensemble.

Cette approche est intéressante car elle n’exclue pas la vision de la vie, la spiritualité ou les valeurs importantes pour chaque personne et ne portant pas atteinte physique ou psychique à celles des autres.

Selon les statistiques disponibles :

Dans la population générale âgée de 18 à 65 ans, l’ensemble de ces troubles anxieux a une prévalence sur 12 mois d’environ 15 % et une prévalence sur la vie entière d’environ 21 %.

En France, dans la population générale, chaque trouble individuellement a une prévalence sur un an et sur la vie entière respectivement, pour le TAG : 2,1 % et 6 %, pour le trouble panique : 1,2 % et 3 %, pour l’agoraphobie :0,6 % et 1,8 %, pour la phobie sociale : 1,7 % et 4,7 %, pour la phobie spécifique :4,7 % et 11,6 %, pour l’ESPT : 2,2 % et 3,9 %. Globalement, la fréquence est deux fois plus élevée chez la femme que chez l’homme.

La prévalence des TOC sur un an en Europe est de l’ordre de 0,7 %.

Les troubles tels que l’anxiété sociale, anxiété de séparation et TOC débutent souvent dans l’enfance

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© Copyright 2014 Publié par Jean-Michel Imperatrice Psychanalyste et psychopraticien
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